Des voix plurielles : raconter tous les vécus de la guerre

« Le temps est beau, je ne vais pas trop souvent me baigner mais le cinéma compense. » Yves, scout en 1941

L’avancée de la recherche historique et l’arrivée dans les collections de nouveaux dons conduisent à un élargissement des sujets traités par le musée. La présentation des réseaux d’évasion et des camps d’internement, par exemple ceux de Gurs et du Vernet d’Ariège, vient enrichir le propos sur la spécificité de l’histoire de la Haute-Garonne et des départements limitrophes. Une place est aussi progressivement faite à tous ceux qui ont vécu la guerre, par-delà les résistants les plus célèbres dont les noms sont passés à la postérité.  Étrangers internés ou résistants, souvent juifs ou espagnols, femmes entrées dans la clandestinité, enfants, toutes et tous ont traversé ou ont participé à la guerre.

Ces années sombres ne se résument alors plus seulement à celles des luttes armées. La Résistance a aussi pris la forme d’actes de désobéissance ou de sabotages. De plus, les témoignages des acteurs ou victimes longtemps laissés anonymes voire oubliés viennent éclairer un quotidien teinté d’attente, d’espoir, de tristesse et parfois même d’un humour érigé en rempart contre l’angoisse.

Avion en bois, vers 1940, MDRD, don Andrée Puig, inv. 2011.1.1

Retour en haut
Aller au contenu principal