


Trophées de guerre : entre mémoire et malaise
À la fin de l’Occupation et de la guerre, des résistants récupèrent des objets nazis en guise de trophées : drapeaux, brassards, casques… Reliques du conflit, ces objets sont conservés comme souvenirs personnels ou preuves symboliques de la défaite du nazisme. Leur charge émotionnelle liée à la violence et à l’idéologie qu’ils représentent dépasse leur simple valeur historique. Exhibés ou gardés secrètement, ces « prises de guerre » peuvent nourrir une forme de fascination trouble. Leur présentation dans les musées nécessite prudence et recul critique. Objets trouvés, volés, échangés ou offerts, leur provenance comme leur parcours restent incertains et leur contextualisation difficile.
Cet encrier décoré des emblèmes nazis de l’aigle et de la croix gammée a été pris chez un médecin SS par Raymond Brunner-Ferre, résistant des maquis du Tarn et futur membre fondateur du musée.
s. d., MDRD, don Raymond Brunner-Ferre, inv. 977.2.4