
Des femmes engagées
Les femmes jouent un rôle essentiel dans la Résistance. Elles sont ainsi présentes dès la création de nombreux groupes, mouvements et réseaux. Certaines sont même à l’initiative d’actions de résistance voire de création de groupes, ainsi Marie-Louise Dissard, membre du réseau d’évasion Pat O’Leary jusqu’à son démantèlement, qu’elle reconstruit ensuite sous le nom de réseau Françoise. Et pourtant la place des femmes dans l’histoire de la Résistance a longtemps été peu reconnue et mal valorisée par les résistants eux-mêmes comme par les historiens. Cataloguées agents de liaison ou cantonnées à des tâches subalternes (service social, secrétariat), elles ne représentent que moins de 10 % des CVR (Combattants Volontaires de la Résistance) de la Haute-Garonne. Dans les collections du musée, ce sont leurs parcours de déportées qui ont longtemps été majoritairement décrits, plus que leurs actions de résistantes. Aujourd’hui, les avancées de la recherche historique permettent de mettre en valeur leur rôle, et le musée s’attache depuis ces dernières années à faire davantage la lumière sur leurs engagements politiques et civiques.
L’ordonnance du 21 avril 1944 prise à Alger par le Comité français de libération nationale reconnait le rôle des femmes en leur octroyant le droit de vote et la possibilité d’être élues dès les premières élections d’avril 1945.
Sur ce cliché figurent, de gauche à droite : Mlle Tarride, Charlotte Comte, Adrienne Fonvieille, Marie Dauriac et Lucie Chaubet.
MDRD, don famille Gaillard, inv. 2018.3.157