Juifs persécutés, juifs résistants

En 1941, autour de 32 000 juifs vivent dans le Midi toulousain. Cette population est composée de Français et d’étrangers réfugiés d’Allemagne et d’Europe de l’Est ou ayant fui la zone occupée après l’armistice. En zone dite « libre », ils subissent les lois antisémites de Vichy, l’internement (camps du Récébédou ou de Noé) et les déportations vers Drancy puis vers les centres de mise à mort, comme Auschwitz-Birkenau. Certains fuient par les Pyrénées, d’autres s’engagent dans la Résistance ou dans des filières d’évasion et de sauvetage d’enfants. Toulouse est un carrefour de la Résistance juive : Ariane Scriabine et son mari David Fiksman mettent en place dès 1940 une organisation clandestine qui devient l’Armée juive.

Mot d’Alexandre Goldberger à l’attention de sa famille, 1943

Alexandre Goldberger est raflé dans un café de Toulouse le 19 mai 1943. Il écrit ce mot depuis le train de déportation pour prévenir sa famille de son transfert vers Drancy, à côté de Paris.

Cher Monsieur,

Vendredi 19 au soir on m’a raflé dans un café. Je pars ce matin, 9 Déc pour Drancy et je dis adieu à mes amis par ce moyen. Veuillez bien les aviser. Merci bien. Adieu. ( Au revoir ? )

A. Goldberger

MDRD, don Yvette Goldberger, inv. 2023.21.6

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