« Résister c’est quand on a mal en permanence. » Daria Serenko
Depuis 50 ans, ce musée fait vivre l’histoire et le souvenir de la Résistance et de la Déportation. Porter un regard sur le passé de cette institution donne à voir l’évolution des mémoires – mémoires au pluriel car les souvenirs et les objets réunis durant la clandestinité et après-guerre ne racontent pas forcément les mêmes histoires. Malgré ces divergences, la volonté de témoigner de ces expériences indicibles est présente dès la Libération. Dans des livres, au sein d’associations, dans l’intimité familiale ou amicale, on raconte les multiples réalités des années noires. Progressivement, certains de ces récits se structurent en musées qui exposent le patrimoine de ces luttes et de ces souffrances. Quand, à Toulouse, ce musée devient propriété du Conseil départemental de la Haute‑Garonne en 1994, on compte en France 68 musées consacrés à la Résistance et à la Déportation.
Cette évolution s’accompagne d’un enrichissement des collections. Les dons et acquisitions des 50 dernières années permettent d’exposer toute la diversité des vies heurtées par la Seconde Guerre mondiale. C’est en exposant les vestiges de ces existences que les collections entretiennent le souvenir des témoins qui s’éteignent. C’est en portant un regard toujours neuf sur ce passé que ces établissements rappellent l’actualité de cette période.