Un musée à l’image de ses fondateurs, 1975‑1994

« Ce fut nos vies, notre histoire, c’est notre vécu ». Jean Naudy

Les années 1970 sont marquées par un amenuisement des célébrations de la Résistance. Dans le même temps, les progrès de la recherche historique éclairent le rôle de Pétain et de l’État français dans la collaboration avec les nazis. Des ouvrages et des films, comme Le chagrin et la pitié de Marcel Ophüls, diffusé en salles en 1971, contribuent à répandre l’image d’une France collaboratrice.

Pour contrer ces mouvements et soutenir la vérité historique qui ne saurait être manichéenne ou univoque, les témoins prennent plus encore la parole. En Haute-Garonne, d’anciens résistants et déportés fondent en 1975 une Association pour le musée de la Résistance et de la Déportation de Toulouse présidée par Jean Naudy. Le 29 janvier 1977 est inauguré à l’ancienne prison militaire Furgole, dans le centre-ville de Toulouse, le Musée de la Résistance et de la Déportation Jean Phillipe, du nom du commissaire de police résistant fusillé par les nazis. En 1982, le musée déménage au 43 bis rue Achille Viadieu. Le vécu des fondateurs du musée et la violence de la guerre sont alors au cœur du propos du musée.

Article de La Dépêche du Midi (source AD31) – Au musée de la Résistance (qui attend de meilleures installations), autour de Jean Naudy, créateur et responsable de ce musée, c’est le comité départemental de la Résistance au grand complet : le président René Coustols, le bientôt président Pierre Benerch, les vice-présidents Jean Bories et Jean Monnier, les membres du bureau André Delpit et Charles Mazet

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