L’évacuation

Début janvier 1945, l’Armée rouge déclenche l’offensive Vistule-Oder qui vise à libérer le territoire polonais occupé. Le 17 janvier au soir, se tient le dernier appel organisé par les SS.

67 000 prisonniers se trouvent alors encore dans l’ensemble du complexe formé par trois camps (Auschwitz, Birkenau, Monowitz). Le 19 janvier, Cracovie est libérée. Les troupes soviétiques ne sont plus qu’à 70 kilomètres d’Auschwitz.

Dans un froid glacial, 58 000 personnes sont alors jetées sur les routes à destination des camps de concentration du centre de l’Allemagne. Dans ce qui deviendra les Marches de la mort, un quart des prisonniers meurent d’épuisement ou sont abattus par les gardes.

Seuls 9 000 détenus échappent à cette évacuation forcée et restent dans le complexe. La majorité sont les déportés trop malades ou trop affaiblis, abandonnés à leur sort par les SS. Les autres sont ceux qui ont réussi à se cacher au moment de l’évacuation, comme André Faudry, Eugène Garnier et Heinrich Sussmann qui trouvent refuge dans une cave à charbon. D’autres restent auprès des malades, comme Hénia Frydman à Birkenau.

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