Témoigner

Dès le printemps 1945, les premiers rescapés revenus en France commencent à témoigner.

À Paris, Lyon, Grenoble et ailleurs, des conférences sont organisées par diverses organisations, comme le Mouvement national contre le racisme. À Toulouse, en mai 1945, le champion de natation Alfred Nakache, tout juste rapatrié, prend la parole. Son témoignage est présenté dans l’exposition.

Dans le même temps, paraissent les premiers récits des rescapés d’Auschwitz et d’autres camps. Malgré la volonté pressante des survivants de faire connaître la réalité des crimes et de transmettre leur vécu, ces témoignages rencontrent peu d’échos. Interrogé en1995 sur la raison pour laquelle il avait peu parlé de sa déportation à Auschwitz, Henri Krasucki, combattant FTP-MOI arrêté par les brigades spéciales et camarade de plusieurs femmes du groupe, répond : « J’en ai parlé. Autant qu’on m’en a donné l’occasion… ».

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